Le concept du web 2.0 fleuri un peu partout dans la presse et le net, sans vraiment avoir de définition officielle. Véritable révolution pour certain, deuxième bulle Internet ou encore fin des privilèges pour d’autres, voici un petit état des lieux.

Qu’est ce que le 2.0 ? Je dirais l’évolution du 1.0, ce qui donne un vaste débat, car ce 1.0 n’existe pas officiellement.. Par déduction, on peux penser que le 1.0 est le net tel qu’il est depuis son avènement. Pour résumer, c’est un joyeux bordel. Un peu à l’image du débuts des radios, le Web est une sorte de zone de non droit, où tout est possible. On peut télécharger les films en même temps que leurs sorties en salle, faire des sites Internet sur n’importe quel sujet, avec n’importe quelle technologie, sans réelles règles de construction, discuter librement avec le monde entier, etc.. Bien sur quelques organismes et gouvernements tentent de mettre un peu d’ordre, mais jusqu’à présent, chacun fait ce qu’il veut dans son coin.

Et bien le 2.0 qui s’annonce compte bien remettre de l’ordre dans tous ça.

Des standards et de la sémantique. Premier chantier, harmoniser la façon de construire les sites Internet. Moult technologies existent (PHP, ASP, Flash, dotnet, entres autres) mais une base est toujours présente. Le HTML. Il permet de créer le support lisible par les navigateurs, libre au développeur d’utiliser une autre technologie par dessus selon ses besoins. Sont venu se greffer à cette base le XML et le CSS, reposant sur des standards, publiés par des organismes de normalisation. Pour faire simple, des experts débattent sur les solutions techniques à apporter pour harmoniser le web et rendre l’architecture des sites plus cohérentes et plus compréhensible autant pour les humains que pour les machines. Mais il n’y a pas que les standards. Il y a aussi la sémantique, c’est à dire la logique de construction. Mettre le titre à un endroit précis, utiliser la bonne balise, la bonne syntaxe, afin de permettre à tous les navigateurs de lire correctement toutes les pages web. Et quand je dis navigateur, je ne pense pas qu’a Internet Explorer et Firefox, je pense aussi aux logiciels de braille par exemple ou au navigateur ‘lisant à haute voix’ les pages internet pour les aveugles. Car l’accessibilité n’est plus un gadget, c’est maintenant une obligation pour nombre d’institution sur le net depuis qu’une loi a été voté à ce sujet, avec ses standards et ses outils.

L’utilisateur au centre des débats : L’exemple de l’accessibilité pour tous illustre bien une autre évolution actuelle du web, l’internaute est au centre, il choisi, il crée, il commente, il partage. Et pour cela, de nouveaux outils voient le jour : les blogs, les flux RSS, les wikis, les annuaires de vidéos, les podcasts, avec deux constantes, vous pouvez commenter, vous pouvez échanger. Au dela de la dimension sociologique c’est avant tout l’appropriation qui en est faite qui est intéressante (90 Millions de blogs mySpace par exemple). L’utilisateur 2.0 à une multitude d’outils sous la main, et il les utilise de plus en plus facilement. Qui, il y a quelques années, pouvait créer, monter et partager un film? Aujourd’hui, n’importe quel gamin de collège en est capable (téléphone portable, movie maker puis dailymotion par exemple). Et c’est là qu’il y a une vraie différence avec le web 1.0, où il y avait deux types d’internautes bien distinct, les internautes ‘techniciens’ capable de créer du contenu (webmaster, concepteur rédacteur) et les internautes ‘non techniciens’ qui eux ne faisaient que consulter ce que faisaient les premiers. L’évolution actuelle du web et de ses outils permet maintenant à tout un chacun de faire partie, sans connaissance préalable, des internautes techniciens.

Les outils 2.0 : Et c’est bien l’évolution des outils qui amène l’évolution de l’usage du web. L’exemple le plus frappant est bien sur le blog, qui permet de créer son site Internet et de l’alimenter, aussi facilement que de se servir de son compte mail. Mais d’autres outils, voient aussi le jour tel que le Rss, qui lui aussi va révolutionner l’usage du Web. Un flux Rss ce n’est rien d’autres qu’un petit fichier, disponible sur le net, indexant le contenu d’un site et se mettant à jour quotidiennement. Pour chaque article, un titre, un résumé (le début de l’article en général) et le lien pour y accéder sont créé, permettant de choisir le contenu qui vient à vous afin de consulter des milliers de news en quelques minutes. Pour l’instant il faut installer un logiciel dédié pour en profiter ou utiliser firefox. Mais l’usage ne s’est pas encore généralisé (bien que les gros producteurs de contenus s’y soient déjà mis). La sortie de Internet Explorer 7 va changer la donne, car IE est toujours le navigateur le plus utilisé et la version 7 intègre les flux Rss en natif. D’ici quelques mois, tous le monde utilisera les Flux Rss naturellement, un peu comme lors de l’avènement du blog il y a quelques mois. Les outils 2.0 ne s’arrêtent bien sur pas qu’aux blogs et aux fils Rss, mais se sont les deux outils les plus représentatifs de l’évolution que nous sommes en train de connaitre.

Pour résumer, le web 2.0 c’est une harmonisation des techniques de construction de pages web et une utilisation du web centrée sur l’utilisateur aux moyen d’outils de plus en plus simple à utiliser. Le web 2.0 c’est la possibilité pour chacun de participer pleinement à l’échange d’information, pour exemple, lorsque les banlieues ont pris feu près de Paris, les journaux utilisaient des réactions et des articles écrit par des jeunes, sur place, dans leur blog. Ce n’étaient donc plus les journaux qui créaient le contenu, mais bien l’e-citoyen. Le citoyen 2.0.